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Pour moi

Tag number: #20156

Un inconnu m’a donné ce collier et jsp trop ce que je vais en faire mdrr. 

Pour moi

Nantes, France

Un inconnu m’a donné ce collier et jsp trop ce que je vais en faire mdrr. 

Pour toi

Paris, France

C'est la toute première lettre que je t'écris. Je pense à décembre qui me semble encore si lointain. J'ai du mal à exprimer ce que je ressens pour toi parce que tu procures en moi un sentiment d'étrange incertitude qui…

Bracelet journey: approx. 213 mi.

Tag number: #20156
May 20, 2026

Pour moi

Loucb
Nantes, Bretagne

Un inconnu m’a donné ce collier et jsp trop ce que je vais en faire mdrr. 

Jun 26, 2026

Pour toi

Loucb
Paris, France

C'est la toute première lettre que je t'écris. Je pense à décembre qui me semble encore si lointain. J'ai du mal à exprimer ce que je ressens pour toi parce que tu procures en moi un sentiment d'étrange incertitude qui n'en est pas moins réconfortant. Pourtant je suis sûre de moi quand je te regarde dans les yeux. J'ai presque comme l'impression de te défier en permanence du regard pour réaffirmer que je suis fière. Je me souviens de la première fois que je t'ai vu. J'étais bien plus timide à ce moment-là. J'avais peur de te parler, peur de te faire rire, peur de m'asseoir en face de toi par crainte de ne rien pouvoir dire d'intelligent. Tu suscitais en moi quelque chose qui m'avait pourtant fait promettre de me tenir à distance. J'ai rompu cette promesse assez rapidement. Je pense encore souvent aux moments que nous avons partagés ensemble. À nos pinceaux et nos peintures dans cet appartement trop grand où nous jouions aux artistes. Je ne crois pas avoir été aussi proche de toi que dans ce bus vers Naples. Nous écoutions de la musique, à moitié endormis l'un sur l'autre. Je me sentais apaisée si bien qu'à cet instant j'aurais pu rester plusieurs heures sans bouger de cet affreux siège recouvert de sable. Je plongeais mes mains dans tes cheveux salés en regardant les paysages italiens. Ce moment me rappelle aussi la fin de notre voyage dans le taxi vers l'aéroport. C'est toi qui mettais la musique cette fois-ci, toi qui prétend savoir jouer de la guitare. L'une d'entre elles : Septembre. Je ne la connaissais pas. J'ai écouté attentivement chaque parole en croyant que tu l'avais mise exprès comme pour me dire au revoir. Tu ne l'as pas remarqué sans doute, mais je me retenais de toutes mes forces de ne pas pleurer à côté de toi. Je me suis empressée d'essuyer mes yeux pour ne pas que tu te rendes compte de cette lutte ridicule. J'ai gardé une minute de silence. Il fallait rester forte. Comme lorsque tu m'as dit que tu avais peur de t'engager et que nous n'étions rien de sérieux. J'espère avoir été capable de cacher que ces remarques m'ont coupé le souffle. Je pense que je préfère sauter d'un rocher de 15 mètres plutôt que de devoir à nouveau faire semblant que ces mots ne m'atteignent pas. J'ai peur. De toi, de moi, de tout, et surtout de ce que je ressens pour toi, avec une aisance déconcertante. C'est dommage que notre histoire n'ait eu aucun témoin. Personne ne nous a jamais vus nous embrasser, personne à part mon chat. J'ai malheureusement conscience de l'aspect très autobiographique et autocentré de cette lettre mais bon après tout je n'ai que 22 ans. Je m'en remettrai, j'ai le temps. J'aurais simplement aimé                                                                               ne pas souffrir d'avoir été sincère.

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